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Podium
de protestation : En raison du nombre et de l'ampleur des
manifestations ayant précédé les Jeux Olympiques
de Beijing concernant les agissements de la Chine envers le Tibet,
j’étais convaincu qu’au moins un des athlètes
présents aux Olympiades aurait manifesté, sur le podium,
devant un auditoire comptant plusieurs millions de téléspectateurs,
sa solidarité pour la cause des Tibétains. J’avais
donc préparé d’avance une BD en prévision
d’une telle protestation. Mais, à ma grande surprise,
ça ne s'est pas produit. Alors plutôt que de «
perdre » cette BD, j’ai décidé de l’adapter
en faisant un retour en arrière, en 1968, aux Jeux Olympiques
de Mexico, où le podium avait alors servi à appuyer
la cause des Black Panthers aux EU.

Loto
Québec remporte la mise : On sait qu’une même
idée peut surgir presqu’en même temps de façon
totalement indépendante chez différentes personnes.
J’ai vécu un cas semblable avec Loto Québec concernant
une BD d’Esprit d’Estrades.
Suite à l’impact médiatique (injustifié
quant à moi) qu’avait causé, à l’automne
2007, la découverte que Pauline Marois, nouvellement élue
à la tête du Parti Québécois, vivait dans
un immense « château » en banlieue de Montréal,
j’ai voulu faire, grâce à ce fameux manoir, un
lien entre la politique et le monde du sport. La BD en question avait
été conçue – mais pas de façon immaculée
- dans le temps de Noël et, après quelques projets au
retour des Fêtes en janvier, avait été finalisée
le 1ier février 2008 et soumise pour publication dans l’édition
du 16 février du Journal de Montréal. Suite à
un problème technique, l’équipe de mise en page
du Journal avait été obligé, sans que je ne le
sache d’avance, de publier, à même certaines de
mes BD déjà stockées au Journal, une autre BD
à la place de celle sur Pauline Marois. Pas grave, je me suis
dit, je la publierai la prochaine fois…Sauf que, en regardant
la télé pas plus tard que la semaine suivante - précisément
en soirée le jeudi 21 février - j’ai vu, avec
une consternation certaine, une annonce de Loto Québec qui
avait le même fonds de gag que ma BD sauf que leur pub impliquait
un couple qui avait gagné à la Super 7. J’ai contacté
la direction des communications de Loto Québec qui m’a
confirmé que cette nouvelle campagne de pub avait débuté
le lundi 18 février, soit seulement deux jours après
que ma BD aurait dû normalement paraitre dans le Journal. J’ai
donc été battu par Loto Québec au fil d’arrivée!
Puisque le gag de ma BD ressemblait trop à cette pub, je ne
me sentais pas à l'aise de la publier par la suite, d’autant
plus qu’il y avait un risque que cette BD puisse être
vue comme du plagiat par ceux qui ne connaissent pas l’histoire
que je viens de vous raconter. Après cette courte (!) introduction,
voici donc cette BD dont l’idée de base m’a été
« subtilisée » par Loto Québec ;-) :

Un
même évènement – ou incident – peut
parfois inspirer plusieurs idées pour des BD. La plupart restent
bien confortablement installées dans ma tête, d’autres
sont couchées par écrit et d'autres encore sont montées
en projets de BD. Mais lorsque la date d’échéance
approche, il me faut faire un choix – parfois difficile et incertain
– ce qui fait que certaines BD ne sont finalement pas retenues
pour publication, comme celles-ci :
L’assaut au nom du père par le fils : L’incident
impliquant les deux gardiens, Bobby Nadeau et Jonathan Roy –
le premier gardant son sang froid et l’autre cherchant à
en épandre du chaud - est un exemple d’incident qui a
donné lieu à différentes idées qui, au
final, ont dû être écartées, dont celle-ci
:
On
aura tout vu : Une des surprises des Jeux Olympiques de Beijing
fut la révélation que la télédiffusion
des cérémonies d’ouverture avaient été,
en partie, truquée. Cet incident m’avait inspiré
quelques idées qui avaient été montées
en BD. Mais j’ai dû faire un choix. L’une d’elles
a été publiée mais pas celle-ci :

D’autres
BD peuvent ne pas être choisies pour publication pour d'autres
raisons, comme, par exemple, parce que je juge, en bout de ligne,
que le gag est peut-être un peu trop « hermétique
» ou limité dans sa portée. Les suivantes en sont
un parfait exemple.
Viagra : Cette BD implique Claude Ruel, un ancien coach du
Canadien et l'auteur du fameux dicton « Y en aura pas de facile
». C'est une BD que j’aimais beaucoup – et que j’aime
encore! –mais j’ai dû l’écarter parce
qu’une informelle « étude de marché »
m’a malheureusement révélé qu’un
bon nombre de personnes ne savait pas que Ruel était l’auteur
de ce dicton mais aussi – et plus important encore - parce que
le sens du mot « flaccide » - ici employé dans
un jeu de mot avec le mot « facile » dans un contexte
« viagrien » - n'était pas assez connu et mon gag
risquait ainsi de… tomber à plat. Dommage… (Incidemment,
ce n'est qu’après le montage de cette BD que j’ai
réalisé que, dans la photo, la position des mains de
Ruel supportait également l’esprit du gag !…) :
Décision
hormonale :
Le gazon artificiel utilisé dans le football et le baseball
professionnels est maintenant communément appellé du
« Astro Turf », en raison de sa première installation
au Astrodome de Houston en 1966. Pour souligner l’heureuse popularité
grandissante des sports féminins (notamment, le volleyball
de plage ;-)), j’ai pensé faire une BD basée sur
un jeu de mots entre « Astro Turf » et « œstrogène
», le pendant féminin de l’hormone mâle,
la testostérone. Sauf que, comme c’était le cas
pour la citation de Ruel et le mot « flaccide » dans la
BD précédente, j’ai dû me rendre à
l’évidence que les termes « Astro Turf »
et surtout « œstrogène » n’étaient
pas aussi généralement connus que j’aurais aimé
qu’ils le soient et j’ai dû aussi abandonner la
BD suivante après son montage :

Autocensure
:
Parce que certains lecteurs des BD du Journal de Montréal ont
moins de 18 ans...
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