Compilation commentée des BD non publiées
En raison de circonstances incontrôlables ou imprévues, certaines BD – même finalisées et prêtes pour publication - perdent parfois leur raison d’être et doivent être abandonnées ou retirées. D’autres ont été retenues par suite d’autocensure de ma part…C’est le cas notamment des suivantes :
Le départ de Huet : L’échange de Cristobal Huet à Washington en a surpris plus d’un, y compris moi. J’étais d'autant plus déçu que j’avais déjà plusieurs BD de montées à son sujet. Certaines de ces BD pourront être « recyclées » avec d’autres joueurs mais d’autres non, dont celles-ci :






Podium de protestation : En raison du nombre et de l'ampleur des manifestations ayant précédé les Jeux Olympiques de Beijing concernant les agissements de la Chine envers le Tibet, j’étais convaincu qu’au moins un des athlètes présents aux Olympiades aurait manifesté, sur le podium, devant un auditoire comptant plusieurs millions de téléspectateurs, sa solidarité pour la cause des Tibétains. J’avais donc préparé d’avance une BD en prévision d’une telle protestation. Mais, à ma grande surprise, ça ne s'est pas produit. Alors plutôt que de « perdre » cette BD, j’ai décidé de l’adapter en faisant un retour en arrière, en 1968, aux Jeux Olympiques de Mexico, où le podium avait alors servi à appuyer la cause des Black Panthers aux EU.

Loto Québec remporte la mise : On sait qu’une même idée peut surgir presqu’en même temps de façon totalement indépendante chez différentes personnes. J’ai vécu un cas semblable avec Loto Québec concernant une BD d’Esprit d’Estrades.
Suite à l’impact médiatique (injustifié quant à moi) qu’avait causé, à l’automne 2007, la découverte que Pauline Marois, nouvellement élue à la tête du Parti Québécois, vivait dans un immense « château » en banlieue de Montréal, j’ai voulu faire, grâce à ce fameux manoir, un lien entre la politique et le monde du sport. La BD en question avait été conçue – mais pas de façon immaculée - dans le temps de Noël et, après quelques projets au retour des Fêtes en janvier, avait été finalisée le 1ier février 2008 et soumise pour publication dans l’édition du 16 février du Journal de Montréal. Suite à un problème technique, l’équipe de mise en page du Journal avait été obligé, sans que je ne le sache d’avance, de publier, à même certaines de mes BD déjà stockées au Journal, une autre BD à la place de celle sur Pauline Marois. Pas grave, je me suis dit, je la publierai la prochaine fois…Sauf que, en regardant la télé pas plus tard que la semaine suivante - précisément en soirée le jeudi 21 février - j’ai vu, avec une consternation certaine, une annonce de Loto Québec qui avait le même fonds de gag que ma BD sauf que leur pub impliquait un couple qui avait gagné à la Super 7. J’ai contacté la direction des communications de Loto Québec qui m’a confirmé que cette nouvelle campagne de pub avait débuté le lundi 18 février, soit seulement deux jours après que ma BD aurait dû normalement paraitre dans le Journal. J’ai donc été battu par Loto Québec au fil d’arrivée! Puisque le gag de ma BD ressemblait trop à cette pub, je ne me sentais pas à l'aise de la publier par la suite, d’autant plus qu’il y avait un risque que cette BD puisse être vue comme du plagiat par ceux qui ne connaissent pas l’histoire que je viens de vous raconter. Après cette courte (!) introduction, voici donc cette BD dont l’idée de base m’a été « subtilisée » par Loto Québec ;-) :

Un même évènement – ou incident – peut parfois inspirer plusieurs idées pour des BD. La plupart restent bien confortablement installées dans ma tête, d’autres sont couchées par écrit et d'autres encore sont montées en projets de BD. Mais lorsque la date d’échéance approche, il me faut faire un choix – parfois difficile et incertain – ce qui fait que certaines BD ne sont finalement pas retenues pour publication, comme celles-ci :
L’assaut au nom du père par le fils : L’incident impliquant les deux gardiens, Bobby Nadeau et Jonathan Roy – le premier gardant son sang froid et l’autre cherchant à en épandre du chaud - est un exemple d’incident qui a donné lieu à différentes idées qui, au final, ont dû être écartées, dont celle-ci :
On aura tout vu : Une des surprises des Jeux Olympiques de Beijing fut la révélation que la télédiffusion des cérémonies d’ouverture avaient été, en partie, truquée. Cet incident m’avait inspiré quelques idées qui avaient été montées en BD. Mais j’ai dû faire un choix. L’une d’elles a été publiée mais pas celle-ci :

D’autres BD peuvent ne pas être choisies pour publication pour d'autres raisons, comme, par exemple, parce que je juge, en bout de ligne, que le gag est peut-être un peu trop « hermétique » ou limité dans sa portée. Les suivantes en sont un parfait exemple.
Viagra : Cette BD implique Claude Ruel, un ancien coach du Canadien et l'auteur du fameux dicton « Y en aura pas de facile ». C'est une BD que j’aimais beaucoup – et que j’aime encore! –mais j’ai dû l’écarter parce qu’une informelle « étude de marché » m’a malheureusement révélé qu’un bon nombre de personnes ne savait pas que Ruel était l’auteur de ce dicton mais aussi – et plus important encore - parce que le sens du mot « flaccide » - ici employé dans un jeu de mot avec le mot « facile » dans un contexte « viagrien » - n'était pas assez connu et mon gag risquait ainsi de… tomber à plat. Dommage… (Incidemment, ce n'est qu’après le montage de cette BD que j’ai réalisé que, dans la photo, la position des mains de Ruel supportait également l’esprit du gag !…) :
Décision hormonale : Le gazon artificiel utilisé dans le football et le baseball professionnels est maintenant communément appellé du « Astro Turf », en raison de sa première installation au Astrodome de Houston en 1966. Pour souligner l’heureuse popularité grandissante des sports féminins (notamment, le volleyball de plage ;-)), j’ai pensé faire une BD basée sur un jeu de mots entre « Astro Turf » et « œstrogène », le pendant féminin de l’hormone mâle, la testostérone. Sauf que, comme c’était le cas pour la citation de Ruel et le mot « flaccide » dans la BD précédente, j’ai dû me rendre à l’évidence que les termes « Astro Turf » et surtout « œstrogène » n’étaient pas aussi généralement connus que j’aurais aimé qu’ils le soient et j’ai dû aussi abandonner la BD suivante après son montage :

Autocensure
: Parce que certains lecteurs des BD du Journal de Montréal ont moins de 18 ans…
